Cela aurait pu être, somme toute, un monde merveilleux.
― Vincent Scully
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Claude Prouvé (1929-2012)

 

Architecte et artiste nancéien, Claude Prouvé s’est éteint à l’âge de 83 ans, le 7 janvier à Blois. Petit-fils de Victor Prouvé, un des plus grand artiste-peintre de l’Ecole de Nancy dont il fut le directeur et fils de Jean, le célèbre constructeur, Claude Prouvé reçut un double héritage qui pouvait sembler oppressant. Au contraire, l’architecte-peintre avait dés l’enfance une propension naturelle à la création artistique qui a pu s’épanouir auprès des plus grands comme Le Corbusier, Charlotte Perriand ou Fernand Léger. Cela ne l’a pas empêché d’être, comme le rappelle l’architecte et historien Joseph Abram, « un homme admirable, quelqu’un de modeste et généreux ».

Très tôt, Claude Prouvé travaille en collaboration avec son père sur divers projets. En 1967, il réalise avec lui le Palais des Expositions de Grenoble (hall de 24.000 mavec portées de 36 mètres, porte-à-faux périphérique de 18 m, et façades suspendues). De son œuvre architecturale marquante, gardons en mémoire le bâtiment du Tri postal à Nancy, érigé en 1972, qui fut l’objet, en 2008, d’une vive polémique autour de sa destruction. « Il avait été surpris par cette mobilisation et touché aussi de voir que les architectes d’aujourd’hui se battaient pour défendre son œuvre » explique Joseph Abram. Le choix d’une réaffectation a finalement été préférée pour ce bâtiment marquant du patrimoine architectural des années 1970. Il accueillera prochainement le nouveau palais des congrès de la ville.

Le Musée des Beaux-arts de Nancy, à qui il a fait don de dessins, rendra un hommage à la famille Prouvé en juin prochain. L’occasion de voir, côte à côte, les œuvres picturales et les dessins de Victor, ceux de ses fils Jean et Henri ainsi que ceux de Claude.

(portrait de Claude Prouvé par J. Abram)

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Rem Koolhaas, Pape Urbain III? une étonnante découverte archéologique de François Chaslin

Le diable, probablement, non loin du Parnasse


A quelques kilomètres avant Epernay, dont les aimables habitants sont les Sparnassiens, la bourgade champenoise de Châtillon-sur-Marne s’enorgueillit d’avoir enfanté en 1042 le pape Urbain II qui lança la première croisade contre les infidèles, ce qui lui valut d’être béatifié. On lui construisit en 1887 un mémorial sur l’ancienne motte féodale, une sorte de tertre rond, face aux coteaux des vignobles. 

Une tour ronde avec sa statue de pierre, en pied, cent pieds de haut, signée au dos de sa base : L’ingénieux Rem, arch. Serait-ce une première apparition sur cette terre de l’ingénieux Rem Koolhaas?

Fuck! Fuck! Fuck! Fuck context!

Habemus papam? Habemus diabolus plutôt.

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